Rurbanisation
La rurbanisation, néologisme apparu en 1976 à partir de rural plus urbain, désigne le processus de « retour » des citadins à partir de la fin des années 60 et le début des années 70 dans des espaces qualifiés de ruraux. C’est la conséquence à la fois d’un « désir de campagne », et de la disponibilité de l’automobile conjuguée à l’amélioration des moyens et des voies de communication c’est-à-dire des facteurs de localisation. La rurbanisation a pour conséquences :
- un apport très important de population active en milieu rural.
- l’implantation d’un nouveau mode de vie en milieu initialement rural.
- la modification des paysages.
- mise en déséquilibre par imperméabilisation des sols des dispositifs régulateurs naturels d’intempéries pour la fonte rapide de neige, la pluie abondante.
- des conflits entre les activités agricoles et les rurbains.
- des conflits de type sociologique entre les anciens ruraux et les rurbains.
- la dynamisation d’espaces ruraux accessibles en durée de trajet depuis les villes.
- la redynamisation d’espaces ruraux très éloignés et restés campagnards traditionnels.
- l’intensification du phénomène de migration pendulaire.
D’après l’IFEN, 60 000 hectares de terres naturelles ou agricoles disparaissent chaque année en France sous l’effet de l’urbanisation.
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